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L’EDUCATION ET LA FORMATION COMME FONDEMENT DE L’EMERGENCE

Même à l'insu de nos institutions politiques, nous autres formateurs, sommes tenus d'être regardant à plus d'un titre de la dynamique de professionnalisation de l'enseignement supérieur pour que les diplômes de nos écoles soient des multiplicateurs de la croissance de l’Afrique. Mais pour ce faire, nos récipiendaires doivent être nantis de savoir-faire et de savoir être au sortir de l'école et que les diplômes ne soient plus seulement l'expression d'un contenu de savoirs mais, de savoirs concrets d'application

Juillet 2017


Il est important d'en prendre conscience: l'éducation et la formation sont intimement liées au développement des sociétés humaines. ¨l'éducation et la formation, au sens restrictif, désignent l'influence d'une génération sur des enfants, des jeunes ou des adultes pour en faire des êtres insérés dans une société donnée. Elles ont l'homme pour objet en général des jeunes) et comme agent (en général des adultes¨. Nous n'allons pas inventer la roue. Ne nous étonnons donc pas des déviations cliniques que nous pouvons observer chez nos apprenants (au sens large) si tant est que les peuples n'ont que la jeunesse ou la relève qu'ils méritent.

Juillet 2017


Nous, les africains, semblons rêver d'un monde idyllique où tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Et pourtant, telles que les affaires courantes sont gérées dans nos pays, on pourrait bien se demander si le bonheur de nos peuples est vraiment notre préoccupation.

Juillet 2017


Dans un monde où se bousculent les repères et où les lendemains sont de plus en plus faits d'incertitudes, je crois qu'il faut redéfinir de façon opérationnelle, les bases de l'école et de la formation en Afrique. Ceci est une priorité et une entreprise indispensable. Nous devons avec courage et détermination, valoriser notre projet de vie commun pour aboutir au développement véritable de nos pays. Et ce ne sont pas les grandes déclarations faites lors des grands forums ou états généraux de l'éducation et de la formation qui feront changer la donne mais plutôt l'application d'une vision réfléchie et concertée de ce que nous voulons faire de notre vivre ensemble de manière à doter les contenus pédagogiques d'une capacité à changer et à faire bouger les lignes.

Juillet 2017


L'internationalisation des formations que nous dispensons dans nos écoles en Afrique est une démarche nécessaire à plus d'un titre. En signant des conventions de partenariat pédagogique avec les meilleures universités et écoles européennes et américaines outillées en la matière, nous scellons là, une obligation d'excellence imposée dans nos établissements supérieurs pour faire des diplômes que nous décernons, des diplômes ayant la même valeur que celle des régions avec lesquelles nous collaborons en termes de suivi pédagogique.

Juillet 2017


Nous africains, devons arrêter de célébrer le mythe du diplôme pour le diplôme. Les parents envoient les enfants à l'école, pratiquement au pas de course, pour absolument obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur. Ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Mais aujourd’hui, les données ont changé. Le monde et les situations bougent si vite que ce formatage conscient ou non et enterré dans le subconscient et qui revient à chaque fois, doit être déconstruit. Et le mythe du diplôme avec.

Juillet 2017


Nous devons nous demander aujourd'hui, quel diplôme pour quoi faire ? Nous devons évoluer. Et ceci concerne aussi bien les parents que les concernés. Le mythe du diplôme pour le diplôme est mort. Cette période est révolue. Aujourd'hui, au sortir de la formation, le jeune africain doit se demander: que sais-je faire ? De quoi suis-je capable ? Si l'on m'en donne les moyens, que fais-je avec ?

Juillet 2017


Il est important de le dire: toutes les études concordent et montrent bien qu'en Afrique aujourd'hui, 25% des diplômés de l'enseignement supérieur peuvent être intégrés dans les administrations publiques de nos pays. Les autres 75% sont voués à s'auto-employer, à être des entrepreneurs privés, des créateurs d'entreprises, des générateurs d'emplois et donc, acteurs potentiels du développement de l’Afrique. D'où la nécessité incontournable de professionnaliser les contenus des enseignements pour que les produits qui en sortent soient opérationnels et novateurs.

Juillet 2017


Il y a une trentaine d'années, les pays d’Asie du sud-est, encore appelés dragons, étaient au même niveau de développement structurel que la majeure partie des pays d’Afrique au sud du Sahara. Ces pays (les dragons) sont devenus aujourd’hui des puissances économiques industrielles parce qu’ils ont privilégié la formation, et plus précisément la formation technologique, au point que même les grandes nations dites industrielles délocalisent leurs entreprises vers ces pays. À la base de cette révolution industrialo-économique à vendre. Bien entendu, la priorité donnée à l'éducation et à des choix de formation.

Juillet 2017


La chine, aujourd'hui première puissance économique du monde, est l'exemple patent de révolution constructrice pour dire que l’Afrique étant le continent de l'avenir, notre développement ne se fera qu'à partir des choix de formation donnée aux jeunes qui sont appelés demain à servir le continent.

Juillet 2017


Face à une jeunesse africaine de plus en plus massive et rebelle, prête à défendre son destin, nous autres, adultes, devons rendre justice au développement de notre continent. Nous devons dispenser une formation de qualité à notre jeunesse si nous voulons un jour parvenir au développement durable. Chaque année, pour l'école, des budgets très importants doivent donc être mobilisés pour la formation de qualité de la jeunesse africaine et la mise en place d'une véritable politique de gestion suivie de mécanismes appropriés de bonne gouvernance de nos institutions académiques. C'est une priorité véritable.

Juillet 2017


L’EDUCATION AUJOURD’HUI: QUELS ENJEUX ?

Selon le dictionnaire de pédagogie (Bordas pédagogie), “l’éducation dans une acception large, désigne l’ensemble des influences de l’environnement, celles des hommes ou celles des choses, aboutissant à transformer le comportement du sujet qui le subit. Dans un sens restrictif, éducation désigne l’influence d’une génération sur des enfants, des jeunes ou des adultes pour en faire des êtres insérés dans une société donnée. Elle a l’homme pour objet (en général des jeunes) et comme agent (en général des adultes)”. L’éducation est donc propre à l’espèce humaine en raison de la particularité de son développement.

Pris sous cet angle de définition, nous voyons bien que la question de l’éducation est intimement liée au développement des sociétés humaines, et l'Afrique ne saurait s’en abstraire d’autant que le questionnement de la “refondation” de l’Ecole africaine se pose avec acuité. Mais pour redéfinir les objectifs et les méthodes de nos systèmes éducatifs et faire face aux nombreux défis que nous imposent les mutations socio-économiques fortes dans notre continent et au vu "des théories et pratiques éducatives courantes", il est temps d’en dévoiler les limites et poser les jalons d’une philosophie de l’éducation centrée sur l’Homme, et formulée au delà de l’instruction simplement.

Aujourd’hui, en effet, l’un des enjeux majeurs de l’éducation étant la formation de l’Homme, l’Homme dans son intégralité, un Homme susceptible d’esprit de discernement véritable, de créativité, d’esprit critique, de sens de l’initiative, de combativité, de compétitivité, d’endurance, de pro-activité, de détermination, de respect d’autrui, de compréhension et de coopération, de transcendance, de compassion et d’amour, capable de faire aboutir avec assurance tous les projets qu’il initie dans une société africaine où les repères se bousculent et où les lendemains de plus en plus sont faits d’incertitudes, redéfinir de façon opérationnelle ou refonder l’Ecole africaine, devient vraiment une entreprise indispensable.

Et quand on sait que toute éducation est, à l’instar de la philosophie, “fille de son temps et de sa terre matricielle”, les africains doivent avec courage et détermination revoir leurs repères, leur projet de vie pour aboutir à l’émergence et au développement de l'Afrique. Et ce ne sont pas les grandes déclarations faites lors des grands forums ou états généraux qui feront changer la donne mais plutôt l’application d’une vision réfléchie et concertée de ce que nous voulons faire de notre vivre ensemble. Le développement de la conscience des acteurs sociopolitiques et culturels de l'Afrique, notre engagement pour des efforts soutenus, le sérieux, le développement, et la volonté avérée de faire aboutir nos engagements, doivent impérativement s’appuyer sur notre fait social, philosophique, politique, économique et culturel pour être cohérent avec une ambition qui se doit d’être subordonnée aux finalités de notre milieu, de manière à doter les contenus pédagogiques d’une capacité à changer et à faire changer réellement de mentalité et de contexte pour des individus qui s’épanouiraient en harmonie dans un milieu fait de désir d’ouverture et de rencontre, un contexte qui valorise, rassure et s’inscrive dans une démarche de progrès.

Janvier 2017


LA FORMATION COMME FONDEMENT DE L’EMERGENCE D’UN PAYS.

Comment expliquer, qu’au XXIe siècle, au moment où nombre de pays s’attèlent à s’arrimer aux prérogatives du développement durable et cherchent à maintenir une réelle position de leaders sur les plans économique, infrastructurel, éducatif, etc., sur la scène internationale, les dirigeants africains feignent d’ignorer le sens et la grandeur de leurs missions consistant à gérer le destin de peuples entiers, c’est à dire contribuer au bien-être des citoyens. Or, il s’avère que les pays développés considérés comme étant des nations riches et capables d’offrir un véritable bonheur à leurs populations, représentent un nombre infime par rapport au reste du monde qui sombre, comme il en est pour l’Afrique noire, dans la misère et la paupérisation la plus inouïe. Les africains semblent rêver d’un monde idyllique, où tout pourra être facilement accessible ; pourtant, tel que les affaires courantes sont gérées, c’est à croire que le bonheur du peuple n’est pas toujours la priorité des dirigeants africains de manière générale.

Suffit-il d’un songe pour espérer voir, comme dans un film de science-fiction, ce rêve devenir réalité, c’est-à-dire être l’expression de la fin de la misère séculaire d’une Afrique subitement transformée en un réel Elrado pour les africains eux-mêmes? Que doit-on entendre par « pays développé » ? Les pays africains sont-ils réellement sur la même longueur d’onde que les pays dits développés?

De la façon la plus simple et la plus complète possible, un pays développé est un pays où la majorité de la population accède facilement à tous ses besoins vitaux ainsi qu’à un certain minimum de confort et à l’éducation. Il s’agit d’une nation où le peuple est heureux d’être.

Le pouvoir de l’argent est l’une des caractéristiques particulières des pays développés, et les Etats Unis d’Amérique avec un PIB (Produit intérieur brut) qui s’élève à près de 18287 milliards de dollars en 2015, est le premier pays sur la liste des pays les plus riches au monde. Par définition, le PIB est la somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises (nationales ou internationales) situées sur le territoire. Il n’est donc pas à confondre avec le PNB, c’est-à-dire le Produit national brut, qui comptabilise toutes les activités, comprenant les biens et services produits sur un territoire donné.

L’économie, c’est aussi la bonne santé des entreprises présentes sur le territoire, l’évolution des activités pourvoyeuses des ressources financières, l’amélioration du PIB, et un travail pour chaque citoyen dans la mesure du possible. Toutes les statistiques confirment sans hésitation que les pays les plus développés, ce sont les pays qui ont su mettre en place une politique favorisant une réelle adéquation entre la formation des jeunes et l’accès à des emplois bien appropriés. Le pouvoir économique ou la bonne santé des entreprises locales ou internationales ne provient nullement du hasard. Un sérieux travail de formation à la base est sans aucun doute à l’origine de toute forme de développement, ce qui explique que dans ces grands pays, il existe notamment les plus grandes structures d’éducation et de formation des jeunes. Jean Jacques Rousseau affirme d’ailleurs: « l’éducation doit être au service de l’homme lui-même, sans idée préconçue, attentive au potentiel de chacun ». Et c’est justement ce « potentiel de chacun » qui constitue le maillon de la chaine de développement d’un pays.

En effet, conscients de la nécessité d’une politique favorable, les dirigeants des pays occidentaux ont très tôt compris que parler de développement ou d’émergence sans un système de formation adéquat au départ, n’est que pure aberration. Les entreprises de grande taille à l’image des firmes américaines traitent toujours avec les meilleurs laboratoires de recherche avant de lancer un produit sur le marché, car les études de faisabilité préalablement établies permettent de se rassurer de la bonne qualité du produit que devront consommer les populations. Il n’est nullement pensable ou envisageable qu’un pays prétende au développement ou maintienne un niveau de vie considérable sans privilégier au préalable la formation des acteurs d’un pays, c’est-à-dire de ceux qui sont censés être à la racine de la productivité dans tous les domaines et secteurs d’activités utiles pour un pays.

Aussi, faut-il insuffler à la nouvelle génération d’apprenants le goût de l’effort juste et la passion du travail bien fait car, « rien de grand ne se fait sans passion ». Seules l’éducation, la formation et l’abnégation au travail pour le bien-être de la nation, permettent aux jeunes d’en être de véritables acteurs.

Par ailleurs, si toute activité humaine nécessite l’arbitrage de la raison, comme l’a toujours soutenu Descartes, puisque l’homme doit comprendre le bien-fondé de ce qu’il exerce comme métier ou encore de ses actes, pour qu’un travail soit bien exécuté (pour qu’un citoyen participe de manière consciencieuse au développement de son pays), il doit être le fruit de l’esprit, puisqu’il est pensé (théoriquement) et matérialisé (pratiquement) en entreprise ou en organisation. Et c’est dans ce contexte que les dirigeants de l'Afrique sont invités à prendre conscience de la nécessité d’une réelle formation des jeunes s’ils espèrent, un jour, parvenir au développement durable. Chaque année, des budgets très importants doivent être mobilisés pour la formation de la jeunesse. C’est une véritable priorité.

Ainsi, face à une jeunesse de plus en plus massive, consciente et rebelle, prête à défendre son destin, et pour rendre justice au développement de l'Afrique, nous devons cultiver pour celle-ci et pour nous-mêmes, une pensée positive.

Janvier 2017

DOCTEUR OYONO CONSTANT,
MANAGER CHERCHEUR ET ENSEIGNANT ÉCRIVAIN, EXPERT CERTIFIÉ BUSINESS MODEL ET CONSULTANT INTERNATIONAL, DIPLÔMÉ DES GRANDES ÉCOLES CANADIENNES ET FRANÇAISES DE MANAGEMENT ET GESTION, FONDATEUR ET PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE IHEM INTERNATIONAL, PRÉSIDENT DU FORUM DES UNIVERSITÉS ET GRANDES ÉCOLES PRIVÉES DU GABON / FUGEG (MEMBRE DU FORUM DES UNIVERSITÉS ET GRANDES ECOLES D'AFRIQUE CENTRALE / FUGEPAC).